mercredi 20 décembre 2017

Féminisme libertin


Sans attendre l’antidémocratique et humiliante parité, depuis la nuit des temps, incandescentes, lumineuses, les femmes indépendantes ont transgressé tous les tabous sans jamais enseigner la liberté par l’écrit ou la parole ni autrement que par leur façon d’être

Manuel Gaudoy amant préféré de Marie-Louise l’épouse de Charles IV d’Espagne qui selon l’expression même de la reine : " forme avec le couple royal, la trinité sur terre "

L’ordre moral en souffrance, mais pas partout en même temps
La tradition libertine contre la peur-haine de la sexualité qu’inspire, encore à notre époque, la " pudibonderie sans frontière " entretenue par certains milieux latino-catholiques en Occident, plus particulièrement en Amérique et au Canada puritains*1 et pour le pire jusqu’à l’odieuse sacralisation de la « pudeur » dans les régions du monde dominées par des musulmans

La tradition libertine offre un contraste sympathique au regard de la peur-haine qu’inspire encore la sexualité, les sexualités, le sexuel dans la société auprès de certaines parties de populations alors que notre pays sur une base historique, depuis l’époque des Lumières, se compte parmi les premiers à s’être émancipé des idéaux platoniciens ou aristotéliciens si chers aux chrétiens

En France, la tradition du libertinage est une composante essentielle de notre identité que le monde entier nous reconnaît et peut-être bien nous envie – ce qui, depuis une cinquantaine d’années, au regard de précieuses avancées à mettre à l’actif de mouvements féministes démocratiques et de l’essor irréversible d’un féminisme libertin élitaire et populaire qui s’est développé avant tout contre les interdictions faites aux femmes dues aux idéaux des patriarcats, tous plus ou moins sacralisés par les religions du monothéisme - ce qui nous vaut en contrepartie la haine féroce de notre culture, de notre humanité émanant principalement de fanatiques religieux venus pour la plupart d’entre-eux d’Orient pour relayer un reliquat en perte de vitesse constitué de catholiques attardés ou restés pétrifiés dans des idéologies pudibondes d’un autre temps

*1 - Bien que de façon généralisée la civilisation occidentale sous l'impulsion de ses artistes et de ses lettrés à fait de l'humain un être majeur, autonome en renvoyant la religion dans le privé, néanmoins vous aurez  à cœur de rappeler qu’on importe de la viande canadienne contenant 46 produits interdits sur notre territoire, donc pourquoi ne pas ajouter une dose de la traditionnelle pudibonderie marqueur d’une large partie de cette société ?
( en attendant d’observer les piètres frétillements de la pudibonderie américaine d’inspiration pentecôtiste, sinon formatée par les principes d’involution qui régissent l’empire facebook )

Toutefois, aujourd’hui à travers le monde se développe chez bon nombre de femmes « une conscience de sexe » propice à la réalisation d’un féminisme libertin - Suites :
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2016/03/realiser-un-feminisme-libertin_16.html

Suite 2 :
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2017/10/la-pudeur.html

Suite 3 :
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2016/10/qui-peur-du-sexe.html

Suite 4 :
http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2009/12/08/carmen.html

Suite 5 :
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2017/11/la-parole-liberee-des-femmes.html

Suite 6 :
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2017/11/feministes-si-vous-le-dites.html

Suite 7 :
http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2010/09/29/eros.html
CRAB



4 commentaires:

  1. Féminisme ou féminisme infantile et infantilisant? - "Charlie Hebdo" prend la défense de l'animateur Tex, évincé de France 2 après une blague sur les femmes battues
    Dans son éditorial, Riss, rédacteur en chef de l'hebdomadaire, défend "la liberté de rire avec quelque chose qui n'est pas drôle". - Tex compte un nouveau soutien. Après quelques humoristes, c'est au tour de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo de prendre part au débat sur l'éviction de Tex par France 2 après une blague sur la violence conjugale. Dans l'éditorial du numéro à paraître mercredi 20 décembre, Riss écrit : "Qu'importe que les blagues soient drôles ou pas, qu'elles aient de l'esprit ou pas, qu'elles soient fines ou grossières". Selon lui, "ce qui compte, c'est de s'approprier une liberté et d'en faire usage : je ris, donc j'existe".
    "Le féminisme a bon dos"

    "Le féminisme a bon dos", juge Riss. "Cette explication est inacceptable, car c'est toujours par ce procédé qu'on censure et qu'on interdit", poursuit-il. Dans "une France de corbeaux, de lâches et de délateurs, qui croient défendre le bien, mais ne défendent que leur servilité (...) on s'adresse aux citoyens comme s'ils étaient des gosses. On leur fait les gros yeux quand ils disent des gros mots", regrette-t-il.

    C'est la théorie de l'huile sur le feu. Et si vous riez à une blague, vous contribuez à aggraver l'injustice que l'humour a eu l'audace de mettre en scène.
    Riss

    Charlie Hebdo

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  2. il est bon de rappeler qu’en 2016, 126 femmes ont été tuées par leur « compagnon » ou leur ex et 34 hommes l’ont été par leur « compagne » - et d’insister sur le fait que si 126 femmes ont-été tuées, 44 des auteurs de crimes se sont aussitôt donné la mort – triste bilan de la face peu reluisante de la condition humaine

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  3. À l’adresse de F.... G....e : Votre remarque est juste - en effet pour moi, tous les militantismes y compris le militantisme féministe ont une face sombre, donc contre-productive, c’est la raison pour laquelle j’apprécie hautement les personnes " pas que féministes ", ce qui suppose un féminisme démocratique, donc universel

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  4. Le « féminisme victimaire » est au féminisme universel ce que la pudibonderie est au sexuel dans la société
    Depuis la nuit des temps, incandescentes, lumineuses, les femmes indépendantes ont transgressé tous les tabous sans jamais enseigner la liberté par l’écrit ou la parole ni autrement que par leur façon d’être – CRAB
    .
    Aux antipodes d’un féminisme porcin « Féminisme victimaire » , citation :
    Ce n'est pas dans l'agressivité que l'on va faire avancer les choses, ce n'est pas dans la haine de l'homme. (...)
    On est responsable de nous-même.
    On est assez grande pour dire aussi ce qu'on veut !", estime la comédienne, Laetitia Casta
    Enfin, elle dit ne pas se considérer "comme une féministe mais comme une femme.
    Il faut que les femmes n'aient pas peur de prendre leur place" , dit-elle.

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